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Haïti : La mort du soleil au pays des aïeux…

Haitian Globe
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February 26, 2026
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Haïti : La mort du soleil au pays des aïeux…

Par Robert lodimus

«  Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’augmentation du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme.»
                                                                                  (Léon Trotsky)

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     Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représente une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolisent le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes.

     Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation outrageante du Japon. Aujourd’hui, il faut donc comprendre que chaque individu, qui fait partie de la classe universelle défavorisée, demeure la « propriété de l’impérialisme ». Yalta fut la consécration de l’horreur et de la voracité du néocolonialisme. Les quatre pays qui vainquirent Hitler (Allemagne), Mussolini (Italie), Hirohito (Japon)…, divisèrent les pays et les familles. L’Allemagne fut déchirée en deux : la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique allemande (RDA). Tous les citoyens allemands avaient des parents de l’autre côté de la grande et épaisse muraille. Les gouvernements hégémoniques créèrent deux pays sur un même territoire.

     Aux Antilles, cette situation a commencé avec Ayiti. Deux États, la République dominicaine et la République d’Haïti, qui évoluent de façon tout à fait inégale sur une même île, n’arrivent pas à vivre jusqu’à présent dans une saine atmosphère de cohabitation. Nous citons encore : Corée du Nord et Corée du Sud, Chine et Taïwan, Israël et Palestine, Ukraine et Crimée, etc. Après 22 années de division territoriale imposée en 1954 par les accords de Genève, le Vietnam s’est réunifié en 1976, pour emprunter un chemin de redressement social, politique, économique et culturel. La faiblesse divise et asservit. La force unit et libère. La dernière s’obtient par l’union et la solidarité entre les individus, les peuples et les États.

     C’est peut-être la voie qui préconisait l’empereur Jean-Jacques Dessalines pour les Haïtiens et les Dominicains, après avoir fondé la République. La partie orientale de l’île doit son existence à un événement historique. Elle émane des Traités signés les 20 et 21 septembre 1697 à Ryswick en Hollande, qui permettaient de faire cesser la guerre entre la France de Louis XIV et la Ligue d’Augsbourg, qui représentait une majorité des pays de l’Europe. De ce fait, le projet de réunification de l’île ne serait pas guidé par une appétence, un souhait, un désir qui s’inscrirait dans l’irréalisme ou l’utopisme. L’histoire n’est pas statique. Elle se déplace, évolue avec le temps : allant dans une direction ou dans une autre, selon sa bonne convenance. 

     Le terme « victoire » possède deux côtés comme une médaille. Il peut être vu aussi comme des angles opposés par le sommet: gloire et déshonneur. L’extermination de l’armée hitlérienne et ses alliés fut bien accueillie dans le monde en 1945. Les livres, les médias, les documentaires cinématographiques en parlent de façon élogieuse. Le triomphe extraordinaire des esclaves africains des troupes napoléoniennes à Saint-Domingue soulève des sentiments d’admiration de la part des États anticolonialistes et progressistes. Il y a également de ces victoires qui portent des traces de saleté, de laideur et de réprobation. Hiroshima, Nagasaki en 1945, Haïti en 1915, Nicaragua en 1915, République dominicaine en 1965, Timor Oriental en 1975, Irak en 2001, et plus près de nous, Venezuela, sont des preuves éloquentes de « victoire sans gloire ». Le dramaturge français, Pierre Corneille, dirait : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. »  Les États-Unis, eux-mêmes, gardent les souvenirs bouleversants de deux événements qui ne se désinscriront jamais de leur mémoire : l’écrasement de leur flotte navale du Pacifique stationnée à Pearl Harbor par les forces nippones le 7 décembre 1941, et l’attaque meurtrière du 11 septembre 2001 menée par les Djihadistes d’Oussama Ben Laden contre la ville de New York. 

          En moins de dix ans, les politiciens procapitalistes sont parvenus à désengrener tous les organes vitaux de l’État haïtien. Plus rien ne fonctionne dans ce pays. À l’exception, bien entendu, des différentes filières locales et internationales du crime organisé, qui rançonnent et endeuillent les familles apeurées. Les analystes politiques, étrangers et nationaux, en sont arrivés à la même conclusion : l’avenir de la population haïtienne est sérieusement menacé. Nos prévisions, en ce sens, demeurent également apocalyptiques. Nous croyons nous-mêmes que les Haïtiens auraient pu, s’ils le désiraient réellement, bénéficier de l’assistance auprès des États plus coopératifs. Plus conciliants. Moins rapaces. Nous sommes convaincus que des puissances économiques et politiques, comme la Russie, la Chine, pour ne citer que celles-ci, seraient capables de les aider – avec  moins d’hypocrisie –, à surmonter les obstacles de périclitation.

Autour de la rhétorique et du positionnement « antisystème »

     Le concept « antisystème », à proprement parler, n’est pas tout à fait  développé en sciences humaines? Bien qu’il soit assez répandu dans certains pays européens, notamment en France. Nous n’en connaissons pas vraiment nous-mêmes une quelconque théorie définissante? Les sociologues et les politologues utilisent à la place l’expression de « mouvement  antisystème » pour caractériser une lutte qui vise à s’opposer ou à renverser un système social, politique, économique, sanitaire, financier et culturel, chronique ou nouvellement institué? Car ce que l’on considère comme un « antisystème » devait être lui-même un autre « système » qui se proposerait de remplacer « celui » qui est en cours, avec lequel des citoyens seraient en désaccord. Le mot « antisystème » est surtout employé comme qualifiant, donc assez rare comme substantif. Voici la définition que la Toupie lui en donne : « En politique, l’adjectif antisystème (ou anti-système) qualifie une personne, un groupe ou un parti politique qui est opposé ou hostile au système en place, qui critique des institutions politiques établies. Il sert à dénoncer tout ou partie du système : les élites, le capitalisme, le libéralisme, la finance, la mondialisation, le bipartisme, le clivage droite/gauche, la « pensée unique », etc. » Toujours selon cette même source, il est « synonyme de contestataire, protestataire, anti-establishment… »      

     Nous avons appris aussi, par la même occasion, que le terme « antisystème » fut utilisé pour la première fois en 1717 en vue de combattre le « système financier » créé par l’économiste John Law de Lauriston né à Édimbourg (Écosse) en 1671 et décédé à Venise (Italie) en 1729. Dans le domaine des Finances publiques et de l’Économie internationale, John Law reste une personnalité centrale. Un pionnier. C’est lui qui inventa le « papier-monnaie ». Il a  même  mérité  en Europe le titre de « père de la finance ». 

      En politique, on ne pourrait parler non plus de l’anticonstitution sans risque de se confondre. Logiquement, l’anticonstitution aurait dû être un nouveau projet de constitution proposé au peuple en vue de remplacer, d’abroger la constitution en vigueur. Il ne saurait également exister une « anti-loi ». Toute nouvelle constitution, ainsi que tout nouvel article de loi, détient un « pouvoir abrogatoire ». Et cela s’obtient soit par reconstitution, soit par amendement, soit par remplacement. Par contre, on parle de décision anticonstitutionnelle, pour dénoncer l’adoption d’une mesure illégale par le gouvernement, ou de mouvement anticonstitutionnel, lorsque que des  groupes politiques, des associations syndicales, des groupes sociaux réclament et exigent la mise en place d’une « nouvelle Loi » qui viendrait autrement codifier le mode de fonctionnement de l’État. Les Législateurs ne votent pas, ne ratifient pas une « anticonstitution », mais une « constitution amendée » ou une « nouvelle constitution ».

     Nous avons déjà repris plusieurs fois la définition du concept de « système », selon son véritable fondateur, von Bertalanffy, dans le cadre de nos réflexions sociales, politiques et économiques. Il s’agit d’un ensemble d’éléments qui interagissent. Ce qui est aussi important à souligner, sans se basculer dans les détails pointilleux et embrouillants, c’est le terme « cohérence »  qui apporte cette autre dimension importante à la construction et à la survie d’un système, quel que soit le domaine de son affectation : social, politique, économique, culturel, environnemental, sanitaire, technologique, scientifique, etc. Ce phénomène logique nous laisse comprendre que le système  s’autorégule et s’autoprotège, en vue de répondre  aux pressions et de s’adapter aux conditions des environnements intrasociétal et extrasociétal. David Easton, de son côté, identifie « quatre critères » qui sont étroitement liés au système politique. Pour le politologue, – rapporté par Denis Monière et Jean H. Guay dans leur ouvrage collectif, Introduction aux théories politiques –, « dans toutes les sociétés, il y a des rôles et des activités politiques distinctes; un groupe distinct qui assume les rôles politiques; une hiérarchie propre au sein de ce groupe; des critères distincts de sélection du personnel politique. » La poursuite de notre démarche dans la voie eastonienne nous aurait conduits à l’évocation du « concept de persistance » qui permet de saisir et d’expliciter ce que les philosophes des sciences humaines appellent « les fondements de la vie politique ». David Easton lui-même en fait état de trois composantes : les autorités, le régime politique, la communauté politique. Ce bref aperçu laisse présumer que l’exercice des fonctions politiques, qui ont des caractéristiques de diversification et de spécialisation, exigent des compétences basées sur la formation académique et/ou sur l’expérience. Les activités sociales, politiques et économiques ne peuvent pas être confiées à des novices qui n’ont aucune expérience théorique et pratique de la structure organisationnelle de la gouvernance de l’État. 

     En Haïti, les vides institutionnels ne sont pas comblés de manière efficace et dynamique. Peu de responsables politiques se retrouvent effectivement à leurs places et remplissent des tâches pour lesquelles ils ont été formés. Préparés. Pour lesquelles ils possèdent les qualités et les aptitudes requises. À commencer par les galapiats, les bandits, les canailles, les malandrins, les pilleurs, les vauriens, –  alliés des États dominants –, qui composent la vaste flibusterie qui a assauté les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

     Ces considérations ne visent pas à nous écarter de l’itinéraire de nos  réflexions. Nous voulions faire remarquer que ceux-là qui se révoltent  contre système de société qui, selon eux, fonctionne à l’encontre de la « démocratie », doit être en mesure de penser, de théoriser, de rédiger un nouveau modèle de société, et ensuite de l’ériger en système, par la prise et la conservation du pouvoir politique, comme l’ont fait les rares camarades qui sont parvenus à concrétiser leurs rêves de changement sociétal, et qui méritent valablement que le mot « Révolutionnaire » soit mis en apposition à leur nom. La « Révolution » exige un acte spirituel et matériel. Elle est visible, par la théorie et par la pratique. Et les deux éléments sont indissociables. Complémentaires. La « Révolution » demeure une combinaison géniale de l’esprit et de la matière. Du cerveau et de la main. Le premier pour réfléchir, la seconde pour construire. Souvenez-vous du grand philosophe Qiu Kong ou Confucius, si vous le préférez en latin, qui fait aujourd’hui la gloire et le rayonnement politique et économique de la Chine sur la planète! Maître Kong disait : « Étudier sans réfléchir est vain. Réfléchir sans étudier est périlleux. » La sagesse asiatique est montée exactement sur ces piliers méthodologiques et pragmatiques du confucianisme que l’on pourrait traduire par le seul mot « pouvoir » qui transcende du Ren, le concept doctrinal qui charpente l’enseignement de la philosophie confucéenne: connaissance ou savoir, réflexion, action, humanité, moralité. Alexandre le Grand, Mustafa Kemal Atatürk, Thomas Jefferson, Fidel Castro, Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, doivent leurs exploits politiques à cette capacité d’étudier, de réfléchir et d’agir. Plusieurs anecdotes légendaires gravitent autour de la naissance de Confucius. L’une d’entre elles laissa croire que la nuit où l’enfant naquit, deux dragons seraient aperçus sur le toit de la maison familiale. Les grands personnages de l’histoire sont-ils tous des êtres extraordinaires qui sont nés avec la marque mystérieuse de l’eschatologie gravée sur leurs fronts? On dirait que Chaque héros serait façonné dans la moule  d’une légende insolite. Même Jésus-Christ, le Fils de l’Homme, n’y a pas échappé. Les héros ne sont donc pas des personnages ordinaires. C’est dans cette optique que nous avons rédigé ce texte qui compose l’un des chapitres de notre ouvrage « Les Tigres sont encore lâchés » publié en 2017 : « La République est morte! Où est ce « Jésus » qui viendra la ressusciter comme Lazarre? » Le système capitaliste nous a enlevé une faculté essentielle pour « l’avenir de la vie sur la terre » : la capacité de la pensée critique. L’expression mise en gras a servi de titre à une conférence de l’astrophysicien Hubert Reeves sur les causes et les conséquences de la dégradation de la biodiversité. 

     L’être humain se détruit par l’ignorance, l’entêtement et la persistance. Albert Einstein a dit : « Il n’existe que deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. » Michael Scriven est reconnu comme un philosophe spécialisé dans le phénomène de « l’évaluation des politiques publiques ». Alec Fisher et lui ont donné une définition claire à l’objet de notre remarque : « La pensée critique est le processus intellectuel conscient qui consiste, de manière active et efficace, à conceptualiser, appliquer, analyser, synthétiser et/ou évaluer les données collectées ou engendrées par l’observation, l’expérience, la réflexion, le raisonnement, ou la communication, afin de se guider dans ses convictions et actions [1]. »

      Le pouvoir de penser qui est à la base des actes de parler et d’écrire contribue nécessairement à la construction des théories sur les approches cognitivistes appliquées en sciences de l’éducation. Mais la capacité de réfléchir des individus se greffe-t-elle uniquement sur les pratiques des arts oratoire et scriptural ? N’est-elle pas aussi la vectrice qui a bouleversé, chambardé l’ordre mondial du XXe siècle ? L’allumeuse des mèches de mutations sociales, économiques, politiques et culturelles qui a fait exploser les barils des insurrections populaires en Russie, en Chine, à Cuba, au Nicaragua…? 

     Les Haïtiens n’ont pas encore trouvé ce cerveau génial – comme nous le signalons dans nos ouvrages –, le Rédempteur qui viendra « les forcer à être libres » dans le sens marcusien. Herbert Marcuse dans « Culture et société », son livre paru en 1970 aux Éditions de Minuit, – que nous reprenons une fois de plus dans cet ouvrage –, explique : « La contrainte est rendue nécessaire par les conditions immorales et répressives dans lesquelles vivent les hommes. Son idée fondamentale est la suivante : comment des esclaves, qui ne savent même pas qu’ils sont esclaves, peuvent-ils se libérer? Comment peuvent-ils obtenir spontanément leur émancipation? Il faut les éduquer et les guider, leur apprendre à être libres et ce d’autant plus que la société dans laquelle ils vivent a recours à des moyens plus variés pour modeler et préformer leur conscience et pour les immuniser contre tout choix possible. » 

     Certes, notre pays apparaît aux yeux de l’humanité comme une grande ruche de martyrs. Les dictateurs entomophages qui ont occupé la scène politique après l’assassinat de l’empereur ont détruit tous les essaims d’insurrection, de militance et de résistance, qui nourrissaient un rêve de « Révolution » pour Haïti. Les Frank Romain, les Roger Lafontant, les Albert Pierre, les Luc Désir… les ont fait griller dans l’huile chaude de la dictature rétrograde et stérile, après les avoir exposés aux pratiques de torture les plus féroces, les plus violentes, les plus cruelles dans les geôles de Fort Dimanche et des casernes Dessalines… 

     Des   mouvements de lutte organisée, structurée ont vu le jour sur les terres de la République d’Haïti, parmi lesquels : la guerre pour la libération des Africains de l’esclavage et la résistance armée de Charlemagne Péralte, le chef des Cacos, contre les forces de l’occupation des États-Unis qui envahirent Port-au-Prince en 1915. L’histoire d’Haïti est parsemée de révoltes politiques et de troubles sociaux. Mais dans la majorité des cas, il s’agit d’invasions mal-planifiées, d’escarmouches suicidaires, d’affrontements violents, disproportionnés, impliquant surtout des camarades contre les forces militaro-macoutes de 1957, qui terminèrent dans le sang des jeunes et intrépides guérilleros, le plus souvent venus de l’extérieur et dénoncés par la CIA, avant même qu’ils eussent entrepris leur aventure guerrière. Le film « Indochine » de Régis Wargnier, en plus d’être un chef-d’œuvre cinématographique, peut être retenu comme un exemple lumineux, éclairant de lutte révolutionnaire armée contre des envahisseurs et des occupants néocolonialistes. 

     Les groupes d’hommes et de femmes qui se font désigner en Haïti sous le vocable de « classe politique » de l’opposition, sans les citer, ne sont pas différents des espèces misérables qui tentent de survivre dans le désespoir et l’incertitude du lendemain. La plupart d’entre eux recherchent le pouvoir pour assouvir des ambitions personnelles. Il n’y a aucun intérêt patriotique dans les entreprises politiques qu’ils gèrent comme des bric à brac insalubres situés au marché Salomon de Port-au-Prince. Ces « misérables » sans boussole ne sont pas prêts à assumer la charge d’un gouvernement. La Bible, elle-même, ne nous a-t-elle pas mis en garde : 

     « Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils finiront tous les deux dans un fossé. »  

Robert Lodimus

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[1] Alec Fisher et Michael Scriven, Critical thinking: Its defnition and assessment (1997)

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