PORT-AU-PRINCE, 16 avril 2026 — Un an après qu’un ministre de l’Éducation Nationale du gouvernement de doublure d’Alix Didier Fils-Aimé eut publiquement admis que « lekòl kraze » en Haïti, le constat s’étend désormais à l’enseignement supérieur : aucune institution haïtienne ne figure dans le classement QS World University Rankings: Latin America & Caribbean 2026, ni au niveau régional, ni dans le segment caribéen.
- Universidad de Puerto Rico
- Universidad de La Habana (Cuba)
- The University of the West Indies (Trinité-et-Tobago)
- Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra (République dominicaine)
- Universidad Autónoma de Santo Domingo (République dominicaine)
- Instituto Superior Politécnico José Antonio Echeverría (Cuba)
- Universidad Central “Marta Abreu” de Las Villas (Cuba)
- Universidad de Oriente (Cuba)
- Universidad Tecnológica de La Habana (CUJAE)
- Universidad Católica Nordestana (République dominicaine)
Cette absence, dans un palmarès regroupant plusieurs centaines d’universités, consacre une marginalisation académique mesurée à l’aune de critères standardisés — production scientifique, visibilité internationale, attractivité et employabilité des diplômés.
Le classement caribéen met en évidence une concentration des performances autour d’un noyau d’institutions établies, notamment à Porto Rico, Cuba, en Jamaïque et en République dominicaine, traduisant des politiques publiques plus structurées en matière de financement, de recherche et de gouvernance universitaire. À l’inverse, l’exclusion d’Haïti révèle une désarticulation prolongée du système éducatif, marquée par la précarité des infrastructures, la faiblesse de l’investissement public et l’absence de mécanismes d’évaluation et d’accréditation reconnus à l’échelle internationale.
Ce déclassement contraste avec une période antérieure où Port-au-Prince constituait un espace de formation recherché dans la Caraïbe et au-delà. Dans les années 1960, des élites africaines francophones y poursuivaient leurs études supérieures, certains hauts dignitaires étragers — dont un président du Tchad — y envoyant leurs enfants. L’écart observé aujourd’hui interroge la continuité institutionnelle de l’enseignement supérieur haïtien, la soutenabilité de ses structures et la capacité de l’État à rétablir des normes académiques conformes aux exigences régionales et internationales.

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Via Rezonodwes
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