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Edito de Haïti-Observateur : Quatrième changement de garde au CPT, continue la descente aux enfers d’Haïti

Haitian Globe
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August 20, 2025
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Edito de Haïti-Observateur : Quatrième changement de garde au CPT, continue la descente aux enfers d’Haïti

Laurent Saint-Cyr prend la présidence du Conseil présidentiel de transition (CPT) en Haïti, succédant à Fritz Alphonse Jean. Malgré ce changement de tête, les observateurs s’inquiètent de la continuité des crises politiques, sécuritaires et financières, soulignant que la structure intérimaire reste alignée sur les directives des puissances étrangères et reproduit les pratiques de ses prédécesseurs.

Dans le cadre de l’exécution de la feuille de route imposée au Conseil présidentiel de transition (CPT), le troisième président de cette institution, créée par les leaders politiques de la CARICOM, sous la houlette du Département d’État, Fritz Alphonse Jean vient de faire place à Laurent Saint-Cyr. Après les prestations calamiteuses des trois premiers coordinateurs de la structure présidentielle intérimaire, le quatrième ne suscite pas de grands espoirs au pays, puisqu’il est sorti du même moule politico-social que ses prédécesseurs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’article publié dans cette même édition du journal, sous la plume de l’ingénieur Hugues Célestin, ancien député de Quartier Morin, dans le département du Nord, se prononce sans détour sur ce qu’il croit sera l’aggravation des crises dans lesquelles se débat le pays, avec Saint-Cyr à la présidence du CPT, n’ayant pas les compétences et la volonté d’agir différemment de ses collègues. En effet, ceux qui suivent de près la situation sécuritaire d’Haïti et la gouvernance néfaste des différentes administrations, depuis l’avènement du Parti haïtien tèt kale (PHTK), diront que le titre du texte de M. Célestin seulement résume la situation du pays, ne peuvent s’empêcher de dire, tel qu’exprimé dans le titre de l’article de l’ex-parlementaire : « La mascarade continue ».

Hugues Célestin décrit en ces termes la transition vers le représentant du secteur des affaires au sein du CTP : « Le chapitre Fritz A. Jean se referme. Comme prévu, on lui retire le masque pour l’offrir à Laurent St Cyr, nouveau capitaine du navire naufragé, chargé de voguer entre les récifs des gangs, les vagues de soumission et les tempêtes de corruption. Le public haïtien, habitué aux changements de visages sans changement de cap, s’installe pour assister au même spectacle aussi hideux que prévisible ». Mais M. Célestin attire l’attention sur un épisode folklorique ajouté à la cérémonie de prise de fonction de Saint-Cyr, que personne ne prévoyait. Mais il dévoile les ambitions secrètes qu’entretien Laurent Saint-Syr, voulant secrètement prolonger son mandat à la présidence du CPT. Aussi l’ex-parlementaire souligne-t-il ceci : « (…) on a servi au public un 22-septembre sauce Duvalier. Une poignée de militants clairsemés, armés de rara rachitique, s’époumonant à crier « Viv prezidan St Cyr ! Avi ! Avi » dans les rues fantomatiques de Pétion-Ville. Sur leurs torses, s’affichent des t-shirts imprimés à l’effigie du nouveau chef ».

Bien que, dans son discours d’investiture, il n’ait fait aucune allusion à la présence de ses ouailles, aux abords de la Villa d’Accueil, siège de refuge de la présidence, depuis qu’elle a été chassée du Palais national, au Champ de Mars, sous le président défunt Jovenel Moïse, en 2021, ces derniers ont lancé un message fort quant aux intentions de M. Saint-Syr. Si celui-ci a marqué sa différence avec ses prédécesseurs, en prononçant son allocution d’investiture en créole, les contours de sa teneur restent les mêmes, par rapport à la feuille de route prescrite au CPT par ses créateurs. En ce sens, bien que prononcé en langue vernaculaire, son discours d’entrée en fonction comme coordonnateur de la structure présidentielle de transition reprend les mêmes promesses creuses faites, en français, quatre fois déjà avant lui. Selon toute vraisemblance, les membres du CPT ont été choisis sur la base de leur engagement à servir aveuglément ceux à qui ils doivent leur existence, à ce poste. De tels échantillons d’hommes politiques haïtiens idéaux, pour exécuter l’agenda politico-diplomatique des pays dits tuteurs d’Haïti, une fois identifiés et mis à profit, deviennent inamovibles, en dépit des multiples dérives dont ils sont coupables. Dans de telles conditions, ils se leurrent royalement ceux qui pensent que, sous sa présente forme, le CPT se comportera différemment de ses précédents coordonnateurs, sous la direction de Laurent Saint-Cyr.

Il est opportun de rappeler que la dégringolade d’Haïti ne s’est pas produite brusquement, mais a suivi une courbe progressivement descendante, qui s’est brutalement accélérée après la chute de la dynastie duvaliériste. Pareil le situation aurait certainement alerté la communauté internationale, notamment les États-Unis, ces derniers ayant toujours affiché le souci de l’intégrité politique, économique et sécuritaire du continent américain. En ce sens, surtout sur le plan de la sécurité régionale, les Américains se comportaient en gendarmes de la région, ayant recours, même à l’occupation militaire de pays de l’hémisphère occidental, y compris Haïti, au nom du maintien de l’ordre, de la paix et de la sécurité. Bien que d’autres moyens aient été appliqués, en lieu et place du militarisme, surtout la « diplomatie active renforcée », ceux-ci n’ont pas été évoqués ni mis à contribution, dans le cas d’Haïti. En clair, la communauté internationale, version occidentale, assiste, impassible, à la descente aux enfers de la première République noire du monde. D’aucuns y voient la revanche des pays colonialistes d’Europe agissant de concert avec leur grand allié d’Amérique du Nord, œuvrant pour punir Haïti de la retentissante humiliation infligée par l’Armée indigène, sous la direction de Jean Jacques Dessalines, à la plus puissante institution militaire mondiale de l’heure, l’Armée française, sous le commandement de Napoléon Bonaparte. Alors que, en 1825, le roi de France, Charles X, a exigé d’Haïti et lui arraché le somme colossale de 150 millions de franc-or, pour reconnaître son indépendance. Tous ces faits, en sus de ceux qui ont entraîné Haïti dans sa dégringolade multidimensionnelle, donnent raison à ceux qui dénoncent la politique délibérée des pays occidentaux dont les membres contrôlent l’Organisation des Nations Unies (ONU) visant la disparition de l’État souverain d’Haïti.

Il y a lieu de constater que cette politique s’exécute par procuration. D’abord, sournoisement, avec Jean-Bertrand Aristide, puis moins agressivement avec René Préval, avant de prendre son essor avec Michel Martelly et Jovenel Moïse. Après l’assassinat de ce dernier, en la résidence présidentielle, à Pèlerin 5, dans les hauteurs de Pétion-Ville, le 7 juillet 2021, cette stratégie s’est encore accélérée. Certes, le neurologue Ariel Henry a été nommé par le CORE Group, sous la dictée de Washington, pour piloter l’administration intérimaire par un exécutif monocéphale. Mais, désenchanté du Dr Henry, que les Américains ont fait exiler, en territoire américain, la formule multicéphale a été inventée pour continuer l’œuvre qui avait été confiée à ce dernier. Les « éminentes personnalités » de la CARICOM, à qui le Département d’État américain avait confié la supervision des négociations inter-haïtiennes, dont la mission consiste à trouver le successeur d’Ariel Henry, ont accouché du système présidentiel rotatif composé de neuf membres. Voilà donc né le « Conseil présidentiel intérimaire », la structure désormais chargée de mener la politique de la communauté internationale occidentale à l’égard d’Haïti.

En attendant que les membres de celle-ci soient, à leur tour, répudiés par les Américains, ils sont indéboulonnables. Même quand trois d’entre eux sont pris en flagrant délit d’exiger un pot de vin de 100 millions de gourdes du président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), une entreprise d’État, s’il tient à garder son poste. Ou que les membres du CPT en bloc fassent dans la corruption, dans le cadre d’opérations financières, au détriment de la caisse de l’État. À cet égard, de nombreux contrats, qui ont été dénoncés par des journalistes ou d’autres entités de la société civile, laissent inflexible la gent de la communauté internationale. D’ailleurs, l’administration américaine de Donald Trump, dont l’inimitié pour les immigrants haïtiens n’est un secret pour personne, a récemment réitéré son appui au CPT, en guise d’aval à sa dernière composante avec Laurent Saint-Cyr. Les propos, à ce sujet, ont été prononcés immédiatement après une intervention de Fritz Alphonse Jean, quelques heures seulement avant qu’il ne cède sa place à Saint-Cyr, attirant l’attention sur la capture du pouvoir par le secteur privé des affaires. C’est bien le cas, selon lui, avec ce dernier à la présidence du CPT et Alix Didier Fils-Aimé, un autre membre du secteur des affaires, aux commandes à la primature.

Dans cet ordre d’idées, on peut signaler les différents contrats passés, en catimini, entre le CEPT et la primature, avec des sociétés privées, et qui engagent des centaines de millions de dollars. Citons le contrat de « modernisation » de l’aéroport Antoine Simon des Cayes conclu avec la firme Vorbe et Fils, dont les conditions et le coût sont tenus secrets ; celui sur l’organisation du référendum constitutionnel et des élections générales ; contrat relatif à la collecte de taxes à la frontière haïtiano-dominicaine durant une période de dix ans passé avec Erik Prince, ancien Navy Seal et fondateur de la firme de sécurité Blackwater et Vectus Global. Alors que les autorités haïtiennes restent silencieuses à ce sujet, le quotidien new-yorkais The New York Times a publié un article dans lequel il fait parler abondamment M. Prince à ce sujet. D’autre part, il a été également rapporté un autre rapport conclu, secrètement, avec le port de Port-au-Prince, dont la durée de vie serait de 25 ans.

À l’annonce de la naissance de l’Exécutif multicéphale tournante, Haïti-Observateur avait immédiatement dénoncé une stratégie qu’il disait viser la création de millionnaires sur le dos du peuple haïtien. Puisque les différents coordonnateurs du CPT amènent leurs lots d’acolytes aspirant à s’enrichir à leur tour. Aussi se sont-ils offerts des créneaux pour y parvenir. Ce sont notamment, surtout, la surfacturation et les juteuses commissions touchées d’avance. Ils s’ingénient à faire durer les contrats aussi longtemps que possible pour en majorer les bénéfices.

À la lumière de la tolérance affichée par la communauté internationale, face à ces stratégies de corruption, il faut croire que celles-ci entrent dans le cadre des avantages accordés aux tenants du CPT, pour les inciter à jouer pleinement le rôle qui leur est attribué. Avec des acteurs qui se savent ainsi tolérés par leurs créateurs, ceux-là mêmes qui devraient être les premiers à les rappeler à l’ordre ou à exprimer leur désenchantement quant à leur prestation, d’une part, et des entités totalement satisfaites de l’exécution, à la lettre, de leur politique envers Haïti, on évolue dans un monde idéal. D’un côté, comme de l’autre, la satisfaction est au rendez-vous. Il n’y a donc aucune raison de changer la donne. En ce sens, Hugues Célestin a raison de dire : « La mascarade continue ». Donc ils se trompent piteusement ceux qui se croient autorisés à prévoir un revirement de situation en Haïti, avec l’avènement de Laurent Saint-Cyr. Sur ces entrefaites, le peuple haïtien est condamné à porter ses espérances ailleurs pour obtenir les changements qu’il lui faut, sans tarder !

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